Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Alors que José Manuel Barroso a été élu à la tête de la Commission Européenne, ce qui lui permettra, sous couvert d'une volonté de changement, de
poursuivre son oeuvre, je me pose la question du sens de l'Europe. Jour après jour, année après année, élection abstenue après élection abstenue, contestation après contestation, nous voyons de
plus en plus le grand espace séparant les citoyens européens de leurs administrateurs, et on ne peut être insensible au fait que rien ne change... Le programme reste le même...
Mais alors, ne faudrait-il pas trouver un nouveau sens à l'Europe, plutôt que de l'entériner dans des pratiques qui ne plaisent qu'à ceux qui les inventent, allant trop souvent à l'encontre de
l'opinion publique européenne ?
Je vous propose mon analyse de l'Europe, et les solutions que je préconise pour son avenir.
Nous assistons en Europe -enfin, dans l'Union Européenne- à un profond malaise de la part des citoyens européens, un sentiment que les institutions politiques européennes ne vont pas dans le sens
de leurs volontés, ou tout du moins, ne prennent pas les bonnes décisions pour l'Union.
Cela se traduit par des symptômes très facilement et très régulièrement identifiables, en particulier au moment des élections européennes, le dernier exemple étant le plus flagrant. Je parle du
refus de la constitution européenne, de l'abstention battant un record à chaque nouvelle élection, d'une montée non négligeable de
l'extrême droite au Parlement Européen.
Peut-être faudrait-il se poser les bonnes questions, celles qui fâchent, sur les relations entre les citoyens et leurs représentants européens.
Avant tout, il convient de regarder de plus près l'Europe d'aujourd'hui, et ses caractéristiques.
Il s'agit avant tout d'une union de pays aux cultures et aux langues très
différentes. Bien que très différents, ces États ont choisi de passer outre leurs différences, et même d'en faire un atout. Cette idée s'exprime très bien dans la devise européenne :
« In varietate concordia » allocution latine traduite en français par « Unis dans la diversité ». L'explication de la
devise européenne proposée par le portail de l'Union, http://europa.eu, est la suivante : « Cette
devise signifie que, au travers de l’Union européenne, les Européens unissent leurs efforts en faveur de la paix et de la prospérité, et que les nombreuses cultures, traditions et langues
différentes que compte l’Europe constituent un atout pour le continent. »
Dans ce cas, on peut se demander pourquoi, si les différences des pays membres constituent un atout, l'Europe cherche-t-elle a fédérer ses États et à aller contre les peuples ?
Je pense à la Constitution Européenne, mais également au projet, heureusement vite abandonné, de vin rosé étant un mélange de rouge et de blanc, ou à celui visant à faire de nos fromages des produits pasteurisés.
A chaque fois, ces projets sont vivement critiqués par les citoyens, et n'aboutissent que très rarement vu la farouche opposition !
Mais alors, la politique européenne menée est-elle celle voulue par les citoyens ?
Je ne pense pas que l'Europe doit être là pour nous dicter comment faire du vin ou du fromage, mais qu'elle devrait être plus axée sur des projets communs tels que l'étaient en leur temps Airbus et Ariane, de vrais succès !
L'Europe doit s'adapter aux XXIe siècle : les défis écologiques sont une opportunité pour l'UE de lancer des projets communs, créateur d'emplois. L'idée de TGV traversant l'Europe me semble une très bonne initiative pour rapprocher les Européens et... favoriser les échanges commerciaux entre-eux. Une nouvelle solidarité européenne doit également être lancée, elle concernera l'entraide de nos armées, notamment lors des catastrophes naturelles ; et plus seulement de petits arrangements de dernière minute !
Pour finir, l'échanges entre les pays se doit d'être plus important. D'une part dans le domaine de l'import-export, mais aussi dans celui de l'échange culturel, qui nous apprend à mieux nous connaître. Pour cela, je lance une nouvelle idée : en prenant principe des pays mis à l'honneur chaque année (c'est l'année du Brésil, de la Chine...) à l'échelle mondiale, l'Union Européenne pourrait faire de même en mettant chaque année un de ses membre sur le devant de la scène médiatique, en profitant pour rappeler son histoire, sa culture...
Alors, oui, je pense qu'il faut changer l'Europe, et ne pas chercher à fédérer des pays pour créer « Les États-Unis d'Europe », mais les rassembler autour de projets économiques (et écologiques), ainsi que de valeurs communes que sont l'entraide et la solidarité. En toute somme, l'Europe doit mettre en pratique les discours qui font son histoire et sa fierté, mais qu'elle bafoue en permanence en ne mettant pas en place la politique adéquate.
Il y a quelques temps, j'affirmais que le manque de débat nuisait à la bonne conduite des reformes lancées par le Gouvernement, et lançait un appel au débat.
Depuis, il semble que mon appel ait été entendu : Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale, et porte-parole du Gouvernement, souhaitant mener à bien la réforme du lycée, à proposé aux syndicats de professeurs, de parents, et d'élèves de lui faire parvenir avant le 1er septembre leurs avis sur les différents points soulevés par la consultation nationale des lycées de Richard Descoings.
J'en retiendrais deux choses : Tout d'abord, le rapport de M. Descoings ne restera pas « oublié au fond d'un tiroir » comme certains le craignaient...
Ensuite, je note que le Ministre est beaucoup plus enclin à dialoguer avec les différents acteurs de la réforme que son prédécesseur ! C'est une très bonne action pour conduire correctement la réforme du lycée, qui est tant nécessaire.
J'espère seulement que M. Chatel réunira les vice-présidents des CVL de France, comme avait fait Xavier Darcos à l'automne dernier.
Une dernière chose que j'espère : que M. Chatel et sa façon d'écouter les élus déteigne sur les autres ministres... Dans ce cas, nous seront sur la bonne voie...
La saga éducation-grippe A continue ! C'est dans un article paru dans les colonnes du Figaro que sont dévoilés les détails du plan grippe A pour la rentrée scolaire.
Malheureusement, les mesures du gouvernement ne vont absolument pas dans la bonne direction !
En effet, il souhaite organiser la fermeture des classes du CP à la Terminale, d'abord dans les établissements touchés par le virus, ensuite, si celui-ci prend trop d'ampleur, la fermeture de toutes les écoles pendant... douze semaines (soit environ trois mois, un trimestre) ! L'enseignement à distance prendra alors le relais avec des cours de niveau, à raison de six heures par niveau. Les cours seront diffusés à la télévision (France 5), à la Radio (France Culture), et sur Internet. Le mercredi, les professeurs pourront répondre aux questions des élèves à distance...
J'avais déjà critiqué ce plan (cf. L'adaptation de l'éducation nationale contre la grippe A) et témoigné et mon aberration vis-à-vis de cette mesure (cf. Le complot gouvernement-grippe contre l'éducation républicaine), et je ne change aucunement ma position.
Je trouve même que ce trimestre de quarantaine va détruire le résultat des élèves les plus fragiles (ceux qui ne pourront pas bénéficier des cours, faute de posséder les équipements, ou faute d'encadrement suffisant), et permettre à d'autres de faire l'école buissonnière sans avoir besoin de « sécher » les cours !
En plus de cela, la vaccination des élèves ne sera pas obligatoire, contrairement à chez nos voisins Britanniques et Espagnols. La vaccination serait, à bien des égards, le moyen de lutte contre l'épidémie le plus sur. Rappelons que les jeunes sont les plus touchés par le virus du H1N1.
Certes, la mise en quarantaine de nos écoles évitera, mais n'empêchera pas une propagation du virus, alors que le vaccin nous permettra d'être immunisé et de continuer à suivre nos cours.
De plus, le confinement des élèves à domicile a considérablement ralentir notre économie nationale, ainsi que les finances des familles.
Une équipe de recherche franco-britannique a dévoilé dans l'hebdomadaire scientifique et médical britannique The Lancet, qu'une fermeture d'école de trois mois conduirait à 16 % d'absentéisme supplémentaire, les parents à garder leurs enfants, et un manque à gagner pour le PIB britannique (mais ceci doit être aussi valable pour le PIB français...).
En effet, si l'enfant est à domicile, les parents seront plus enclins à être absent au travail car ils surveilleront leur enfant, et risquent eux-aussi de devenir malade...
L'équation bilan n'est guère réjouissante :
Plus d'absentéisme = moins de production, donc moins de bénéfices (ou plus de déficit), entrainant hausse du chômage et baisse des salaires !
Alors que l'économie commence à montrer des signaux de reprises, on lui inflige une nouvelle claque, qui pourrait bien la faire rechuter !
Et si les parents choisissent tout de même d'aller travailler, ils devront trouver quelqu'un pour surveiller leurs bambins, ce qui provoquera l'ouverture (ou l'agrandissement) d'une nouvelle ligne de budget dont on ce passerait bien par les temps qui courent...
En résumé, le Gouvernement choisit de faire des économies de bout de chandelle, en décidant de fermer les écoles au lieu de faire vacciner les élèves : il y perdra sur le côté économique. Je termine tout de même sur une lueur d'espoir : le ministre a déclaré que si à l'heure actuelle, la vaccination n'est pas de mise, « on peut toutefois, en fonction de l'évolution de la pandémie, revoir notre doctrine ».
Affaire à suivre...
Ici c'est toujours l'heure de la donner son avis, et ses idées.
Ayez une nouvelle idée de la Politique !
Regardant la télévision, je suis tombé sur l'émission de télé-réalité de TF1, Secret Story.
Bien que je ne sois guère attiré par de tels programmes, ma curiosité me pousse à m'attarder quelques instants sur ledit programme.
J'y ai vu, en l'espace d'environ une minute trente, le condensé d'irrespect et d'immoralité le plus profond jamais enregistré depuis que le petit écran est apparu les foyers : Une jeune femme fouille dans le sac qu'une autre avait laissé sur un canapé. Cette dernière l'apercevant, elles se sont crêpées le chignon pour une histoire en toute somme inoffensive. Les téléspectateurs -pour la majorité des jeunes- ont alors pu entendre un flot d'injures, d'irrespect et d'immoralité (je vous épargne les fautes de français) absolument incroyable !
Toutes les règles fondamentales du savoir vivre se sont évanouies devant les réparties irrespectueuses que proféraient les deux jeunes femmes, ou tout du moins ce que la production de l'émission a bien voulu nous faire entendre parmi les innombrables jurons censurés du traditionnel « BIP ».
Devant une telle marque d'irrespect, de violence verbale, et d'immoralité, comment espérer que les jeunes, qui sont les cibles de ces programmes, aient un modèle de vie en société ?
Après avoir regardé ce programme, qui s'étonnera que certains jeunes n'adhèrent pas aux règles fondamentales du savoir vivre, donnant ainsi naissance à des scènes désormais banales, telles que décrites dans le film « Entre les murs », dans les rubriques Faits Divers de nos journaux, ou plus simplement, tout ces petits faits et gestes qui nuisent à notre quotidien, ainsi qu'à un modèle de société basé sur le respect d'autrui, auquel nous aspirons.
"Un bulletin de vote est plus fort qu'une balle de fusil."
A.Lincoln, président des Etats-Unis
"La démocratie est le plus mauvais système de gouvernement, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'Histoire"
W.Churchill, premier ministre du Royaume-Uni
"L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité."
Montesquieu, philosophe, dans De l'esprit et des lois
"L'adulte ne crois pas au Père-Noël. Il vote."
Pierre Desproges, humoriste français
"Le véritable progrès démocratique n'est pas d'abaisser l'élite au niveau de la foule, mais d'élever la foule vers l'élite."
Gustave Le Bon, sociologue, dans Hier et Demain
"La dictature, c'est "ferme ta gueule" ; la démocratie, c'est "cause toujours"."
Jean-Louis Barrault, acteur et metteur en scène
"Le libre citoyen à part entière est celui qui respecte la liberté de ceux qui ont l'obligeance de respecter la sienne"
Pierre Dac, humoriste français, dans Arrière-pensées
"Ce n'est pas parce que vous ne vous intéressez pas à la Politique que la Politique ne s'intéresse pas à vous"
Périclès, stratège et homme d'Etat athénien
"La liberté de penser sans l'indépendance d'esprit ne sert pas à grand-chose"
Régis Debray, médiologue, dans La République expliquée à ma fille
"Il faut constamment penser par soi-même. Cela me sidère toujours de voir des gens intelligents se comporter comme des moutons. Moi, mes bonnes idées je ne les retire jamais de conversations avec les autres."
Warren Buffet, Oracle d'Omaha, milliardaire
"Les trois Républiques doivent être l'objet de notre éternelle gratitude : la Première nous a donné la terre, la Deuxième le suffrage et la Troisième le savoir."
Jules Ferry, ministre de l'Education, créateur de l'Ecole gratuite, laïque et obligatoire
"A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opinions, son travail, ses loisirs."
Charles de Gaulle, militaire et Président de la République Française
"Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire."
Voltaire, philosophe
Ca c’est du poker !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires